Archive ‘Honduras’

5ème édition du tournoi international de football : le Honduras à l’honneur !

Jeudi 1 mars 2012

Comme chaque année et depuis 5 ans maintenant, les enfants de notre grande famille du Honduras, du Guatemala, du Mexique, du Nicaragua et du Salvador se sont retrouvés pendant le mois de décembre autour d’un événement à la fois sportif, spirituel et convivial.

un enfant avec ballon

Cette année, c’était au Honduras d’accueillir nos enfants pour cinq jours inoubliables. Après plusieurs semaines d’intenses préparations, le nouveau terrain de football de notre grande famille hondurienne, baptisé Reinhart Koehler P. field en hommage au cofondateur de notre maison au Honduras était fin prêt à accueillir cette 5ème édition.

La journée, nos jeunes footballers, garçons et filles, ont régalé leurs supporteurs de gestes techniques spectaculaires qui n’ont pas manqué d’enflammer les tribunes.

Le soir, c’était au tour des artistes de chacune de nos maisons d’exprimer tout leur talent à travers des danses et des chants traditionnels de leur pays d’origine.

Cette cérémonie a donné lieu à un magnifique spectacle où des centaines de bougies rayonnaient avec force dans la nuit sous les chants de nos enfants, offrant à tous un bel aperçu de notre grande famille, riche dans son unité et sa diversité.

Après 4 jours de compétition, cette 5ème édition a vu l’équipe féminine du Mexique conserver son titre pour la deuxième année consécutive tandis que chez les garçons, c’est l’équipe du Honduras qui remportait le tournoi avec brio.

Cette rencontre internationale disputée dans un esprit de camaraderie et de fair-play a une nouvelle fois ravi le cœur de nos enfants qui ont tenu a exprimé leur gratitude à toutes celles et ceux qui ont contribué de près comme de loin à l’organisation de ce bel événement interculturel.

Tous ont déjà hâte de vivre à nouveau des moments intenses en joie et en émotion que ce soit à travers le football, les spectacles et les célébrations religieuses. Rendez-vous leur est d’ores et déjà donné au Nicaragua fin 2012 pour la 6ème édition !

Padre Tortilla rend visite au Rancho Santa Fe

Jeudi 14 avril 2011

Le prêtre bien aimé et parrain appelle NPH sa famille.

Le Père Ken

Le "Padre Tortilla"

Quatre garçons se tiennent la main à NPH Honduras, fascinés par le crépitement des feux d’artifices colorés qui illuminent leur sourire captivé. L’un de ces « garçons » est le Père Ken Hume, affectueusement surnommé Padre Tortilla par la famille du Rancho Santa Fe. Même s’il est retraité depuis longtemps en tant que prêtre catholique, Padre Tortilla rayonne d’un enthousiasme de jeunesse pour partager la vie avec les autres, en particulier quand il rend visite à sa « famille » à NPH Honduras. Sa récente visite d’un mois entier est l’un des nombreux voyages qu’a faits le Père Ken au Rancho Santa Fe depuis qu’il est devenu le parrain de Martha, une « pequeña » de NPH Honduras, il y a neuf ans. Il a continué à parrainer Martha pendant ses études de médecine et est également devenu le parrain de trois autres « pequeños » à NPH Honduras !
La vocation du Père à servir les autres donne une raison d’être à son rôle en tant que parrain actif : « Je travaille et je donne où je vois le besoin. » Quand il est au Ranch, Padre Tortilla dit la messe chaque semaine, préside les baptêmes, et parfois, pleure quelqu’un avec la communauté lors de funérailles. Il vient oindre ceux qui souffrent du sida, aider à nettoyer les sites de construction, et prendre dans ses bras les enfants qui rentrent de l’école. On peut aussi évidemment voir Padre Tortilla dans la cuisine, servant les tortillas pendant les repas, à l’origine de son surnom.

Père Ken et des enfants de NPH Honduras

Lors de la soirée d'aurevoir

Il est incroyable d’apprendre que le Père Ken ne parle pas espagnol ! Malgré ce défi, les enfants adhèrent à son humour et apprécient son attention, n’émettant aucun doute sur le fait qu’il fasse partie de la famille. Yensi, une « pequeña » de 13 ans, écrit dans une lettre de remerciement à Padre Tortilla : « Vous êtes toujours dans nos cœurs et dans nos prières. » Le Père Ken rassure avec son mantra : «  Les personnes qui ont un cœur bon parlent le même langage ».

Le Père Ken parle avec fierté des enfants qu’il parraine comme s’ils étaient ses propres petits-enfants. Il nous parle de Martha qui a grandi si vite, nous dit que Moises est un phénomène qui parle anglais, et à quel point Rosa Lilian qui est décédée  en décembre dernier lui manque. Grâce à ces liens significatifs, même quand Padre Tortilla retourne dans l’Oregon, son travail et son esprit ne sont jamais loin de Rancho Santa Fe. Les larmes lui montent aux yeux quand il parle de partir : « Mon foyer est ici – c’est difficile pour moi de rentrer. » Mais les photos, les histoires et sa compassion évidente pour chacun des enfants lui donnent tant à partager avec sa famille et ses amis. Ses relations l’inspirent aussi à soutenir de nombreux projets importants du Ranch, comme des chauffe-eau solaires et des casiers pour la maison des plus jeunes fillettes, Hijas de Maria.

Pendant les 48 années qui ont suivi la rencontre du Père Ken avec le Père Wiliam Wasson au Mexique, Padre Tortilla a servi dans la marine américaine, a suivi une vocation religieuse et a servi de nombreuses communautés dans le monde entier. Mais c’est à travers son engagement chez NPH qu’il trouve la véritable inspiration, le bonheur et la famille.

Nous sommes reconnaissants pour la présence positive assurée, le service inconditionnel à NPH et l’esprit de générosité de Padre Tortilla.

La valeur communautaire d’un repas au Honduras

Mercredi 2 mars 2011

Enfants participant au programme de cantine

Des enfants du programme recevant un repas

Le Rancho Santa Fe apporte son aide à des enfants d’une ville voisine.

NPH Honduras a apporté un nouvel esprit aux valeurs de communauté et de partage en aidant une population gravement appauvrie et des enfants souffrant de malnutrition d’une ville voisine. À Talanga, un petit centre rural situé à seulement 30 minutes du Ranch Santa Fe, de nombreux enfants et des employés de NPH se sentent comme chez eux. La semaine dernière, un groupe de volontaires de NPH Honduras a livré plus de 35 kg de fournitures scolaires et de produits d’hygiène au « Comedor Infantile » (ou Cantine des Enfants) à Talanga.

« Comedor Infantile » est programme d’aide communautaire géré à Talanga qui a pour mission de fournir un repas quotidien à plus de trente enfants, bien souvent la seule nourriture qu’ils reçoivent systématiquement. Lauren O’Neill, coordinatrice des volontaires chez NPH Honduras, a vu en le projet cuisine une incroyable opportunité pour NPH de participer à la communauté locale. Depuis, la relation entre NPH Honduras et « Comedor Infantile » s’est épanouie.

Le Dr Merlin, ex-pequeno, procède à des examens médicaux

NPH Honduras a fourni à « Comedor Infantile » des examens médicaux pour les enfants, a créé un poste de volontaire pour construire la relation entre les membres de la communauté, et a facilité le bénévolat de «pequeños » de NPH dans l’organisation. Une personne ayant rendu visite à NPH Honduras dans le  passé et enseignant aux Etats-Unis a également voulu contribuer à l’initiative locale. Il a lancé une campagne dans son école pour collecter des fonds pour le « Comedor Infantile ». La généreuse donation de l’école était suffisante pour envoyer la moitié des enfants à l’école et fournir à l’organisation des articles pratiques comme des cahiers de coloriage, des multi vitamines, des brosses à dents et du dentifrice.

Pour les enfants du « Comedor Infantile », des produits comme ceux-là sont des articles de luxe. Un aperçu des dents noircies et en train de pourrir des enfants nous rappelle que nombre d’entre eux n’ont jamais utilisé de brosse à dents. Pire encore, la plupart des enfants reçoit rarement un repas dans son propre foyer, en particulier un repas d’une valeur nutritive substantielle. Une multi vitamine quotidienne servie avec une copieuse assiette de haricots et de riz peut être sensiblement bénéfique pour un enfant faible, ballonné, et présentant des signes de retard de croissance et de développement mental ralenti. Depuis qu’ils viennent au « Comedor Infantile », de nombreux enfants ont pris du poids et récupéré de l’énergie, et ils ont développé un système immunitaire plus performant.

La pauvreté ne génère pas seulement la malnutrition. Le dénuement économique a empêché la plupart des enfants poursuivre leur scolarité en continu. Même ceux qui ont reçu une éducation limitée sont souvent des années derrière leurs pairs parce qu’ils ne possèdent pas les simples outils de base pour prendre des notes dans la classe. Joseph, un garçon de 11 ans qui mange au « Comedor Infantile » tous les jours, doit suivre des cours de rattrapage le soir en niveau de CP. Pour les autres enfants comme lui, la valeur de fournitures scolaires de base, comme du papier et des crayons, est incalculable. L’accès à ces ressources leur permet d’aller à l’école.

Façade du bâtiment

Le "Comedor infantile" (la catine des enfants)

De nombreux «pequeños » chez NPH Honduras avaient des conditions de vie similaires, sinon pires. Leur passé est également rempli de signes ostentatoires de malnutrition, d’abus, et de manque d’éducation. Lauren O’Neill et Dee Dee McCormick, des volontaires qui travaillent en lien étroit avec le « Comedor Infantile », pensent que ces origines communes sont ce qui rendrait un programme de service avec des «pequeños » à la Cantine si puissant. La possibilité pour les «pequeños » NPH de donner en retour à leur communauté locale serait un cadeau incroyable, tout comme un colis de fournitures scolaires et des produits d’hygiène le sont pour les enfants de « Comedor Infantile ».

Art, Sport, et Culture

Lundi 7 juin 2010

Le programme extra scolaire de récréation et d’enrichissement de NPFS Honduras fleurit.
7 juin 2010 – Honduras

Organisé par l’employé Gabriel Stabentheiner, le nouveau programme extra scolaire ‘Art, Sport, et Culture’ (ou ACD en référence au titre espagnol « Arte, Cultura, y Deportes »), propose des activités récréatives de haute qualité pour compléter les activités académiques de nos enfants. « Les loisirs sont un facteur central dans l’éducation de n’importe quel enfant », explique Stabentheiner, « et avec ce nouveau programme, nous sommes en mesure de les encourager encore plus. »

L’idée a bourgeonné quand deux de nos équipes de football se sont rendues au foyer Nos Petits Frères et Sœurs (NPFS) au Mexique fin 2009 pour notre tournoi international. « Ils ont commencé à parler de ce qu’ils avaient vu là-bas, » dit Stabentheiner, « plus de temps libre destiné aux activités pour les enfants. Les coordinateurs et les directeurs en ont donc parlé ensemble et ont estimé que ce serait bien d’avoir quelque chose dans le genre au Honduras. » Grâce à l’initiative de Gabriel, l’organisation préalable a commencé relativement rapidement, devenant ce qui est maintenant notre programme de 16 cours.

Le but d’ACD est de rajouter de la variété et des divertissements à la journée des enfants, et d’offrir à nos enfants un moyen sain et constructif pour explorer et améliorer leurs talents. Ceux qui ont des aptitudes pour l’art peuvent choisir la peinture, la danse moderne ou folklorique, le théâtre ou la confection de bijoux. Ceux qui préfèrent être plus actifs peuvent choisir le football, le volley, la natation, le judo ou le yoga. Ceux qui ont un penchant pour la musique peuvent être attirés par les percussions, le groupe de rock ou la musique traditionnelle. En rajoutant le scoutisme, la cosmétologie, et les échecs à la diversité des activités, nous espérons fournir un terrain pour les talents de chaque enfant.

L’enrichissement que fournissent ces cours non seulement aux enfants mais aussi à notre communauté ici au Ranch Santa Fe est déjà apparent, même tout juste deux mois après le démarrage des cours. Les groupes de rock et de musique traditionnelle ont joué pour notre célébration de Remerciement des Travailleurs. Pour la représentation de la Fête des Mères, le groupe de danse moderne a partagé avec nous ce sur quoi il travaillait, et quelques heureux élus de notre groupe de percussion ont animé la représentation de la bibliothèque lors de la Journée de la Littérature.

La majorité des instructeurs sont des « Tíos » et des « Tías » (membres du personnel accompagnateur), des volontaires internationaux, et des « Año Familiares » (jeunes dans leur année de service) qui assument cette responsabilité en plus de leur travail habituel. Les volontaires ou les membres du personnel accompagnateur qui travaillent dans les maisons des garçons risquent d’avoir une interaction limitée avec les filles, mais agissant en tant qu’instructeurs, ils peuvent approfondir leurs relations avec les enfants.

Même si le semestre se termine en juillet, Gabriel insiste sur l’objectif de transformer ACD en un programme permanent et continu. Ce nouveau programme n’est pas un projet fugace, mais un dévouement pour les talents de nos enfants, et nous sommes reconnaissants envers les adultes disposés à partager leurs propres points forts pour enrichir ces vies précieuses.

Teri Lyshorn
Correspondant Local

Nouvelles post Agatha

Vendredi 4 juin 2010

Les membres du foyer NPH Honduras sont sains et saufs après la tempête tropicale Agatha
4 juin 2010 – Honduras

La pluie s’est arrêtée et les enfants de Rancho Santa Fe, notre foyer du Honduras, sont sains et saufs, mais la pluie a fait des dégâts. Nous avons perdu l’une de nos deux pompes à eau, et il y eu des dégâts sur différentes canalisations du réservoir. Nous avons toujours accès à l’eau puisque nous disposons d’un système à deux pompes mais la réparation (ou le remplacement) sera coûteuse et consommatrice de temps. Nos bureaux européens travaillent à récolter des fonds pour un tel projet. Les canalisations de notre bassin ont aussi été endommagées. L’école a été fermée lundi parce que le gouvernement hondurien a décidé de fermer toutes les écoles privées et publiques à cause de la crainte d’effondrement des principaux ponts. Elle a repris aujourd’hui.

Le transport que fournit Rancho Santa Fe à nos employés a aussi été annulé lundi, et en conséquence nous étions privés de notre personnel administratif en plus de nos enseignants.

Dimanche, la Journée des Visiteurs a eu lieu comme prévu, une journée où les membres des familles viennent rendre visite aux enfants ici au Ranch. De nombreuses familles n’ont pas pu venir à cause des pluies. Et la déception était apparente pour certains de nos enfants malgré la tentative d’explication comme quoi les pluies affectaient le transport. Beaucoup de familles des enfants habitent dans les zones limitrophes de Tegucigalpa où il y a des dangers de glissements de boue. Il est possible qu’elles aient été touchées, mais nous n’avons pas d’informations spécifiques.

Selon la Commission de Contingence Permanente COPECO, le nombre des victimes au Honduras au 31 mai 2010 s’élevait à 17 décès, une disparition, 3 227 évacués et 168 sous abri. 63 maisons et 11 ponts ont été détruits, et 37 routes, 6 ponts, et 5 écoles ont été endommagés.

En ce qui concerne nos projets d’assistance, nous avons quelques cas d’assistance pour lesquels nous aidons les familles à travers une aide financière ou nutritive. Ces petits projets d’assistance sont destinés aux pauvres qui sont le plus affectés par la tempête. Les besoins spécifiques des familles que nous aidons en dehors du Ranch apparaîtront dans les semaines à venir après l’estimation finale des dégâts.

Merci pour votre sollicitude continue.

Teri Lyshorn
Correspondant Local

Les élèves d’éducation spécifique font une sortie éducative

Mardi 1 juin 2010

On passe une journée au complexe sportif Villas Olimpicas.
1 juin 2010 – Honduras

Équipés de chaussures de tennis, de crème solaire, de bouteilles d’eau, et de sourires, nous étions 17 au total entassés dans le minibus de Rancho Santa Fe en chemin pour le complexe sportif Villas Olimpicas : 9 de nos élèves d’éducation spécifique, 6 membres du personnel accompagnateur, 1 photographe, et le chauffeur.

Avec l’aide du bureau spécial olympique hondurien, la journée était organisée afin de permettre à nos 9 élèves d’éducation spécifique d’essayer les différentes activités que propose le complexe sportif. Vêtus de tenues d’athlètes vertes assorties, ils se sont mis en cercle sur la piste et ont commencé par s’échauffer : haussements d’épaules, rotations de chevilles, et étirements au sol. Luis et Claudia, membres du personnel accompagnateur dans notre Casa Emmanuel, ont travaillé de concert avec leurs garçons, les aidant à exécuter les mouvements qu’ils n’avaient pas l’habitude de faire tout seuls. Claudia tenait les épaules de Pablo en les massant tout en l’aidant avec les mouvements de haussements d’épaules, lui offrant ainsi un contact thérapeutique. Esmeralda, une « pequeña » dans son année de service, a aidé Joel à tenter d’atteindre ses pieds en position assise. Des mouvements simples comme la rotation des genoux ont engendré des ricanements incontrôlables, et des sourires apparaissaient sur des visages que nous avions l’habitude de voir indifférents. Personne n’a opposé de résistance. Ils se sont au contraire prêtés aux exercices en toute liberté et avec satisfaction, simplement enthousiasmés de sortir de la routine quotidienne.

Après les étirements, ils ont intensifié leurs mouvements, sautant sur place, puis passant aux sprints de courte distance. Ils se mettaient deux par deux, et les enfants poussaient des cris aigus en faisant la course avec leurs pairs. Les membres du personnel accompagnateur et les enfants qui attendaient leur tour applaudissaient et donnaient des cris d’encouragement :

« Bien hecho Carlos » Bien joué Carlos ! « Dále Joel » Vas-y Joel ! « Que va te a ganar Angel ! » Il va te battre Angel !

Les cris d’encouragement et les sourires en découlant ont démontré l’un des principaux objectifs de la sortie éducative : apporter simplement de la joie et un sentiment de fierté à nos enfants, stimuler leur estime d’eux-mêmes dans le cadre d’une atmosphère ludique.

Après la mini compétition, ils ont fait un tour de piste complet puis ont appris à jouer à la pétanque et à tester leurs aptitudes au tennis.  Stephanie Leafblad, notre volontaire pathologiste du langage qui est venue avec le groupe en tant que membre du personnel accompagnateur, s’est entendue avec le directeur du programme afin qu’Eda (qui marche avec un soutien ou utilise une chaise roulante) rentre dans la piscine pour une thérapie aquatique lors de la prochaine visite.

Yolanda Murillo, « Coordinadora de Estimulacion Educativa » (traduit grossièrement par Coordinatrice du Renforcement Éducatif) a clairement stipulé que, même si à l’avenir il y avait une possibilité que l’un de nos enfants participe aux Olympiades Spéciales du Honduras, ce n’était pas la priorité du moment. Comme le décrit Yolanda, l’idée derrière ces nouvelles visites mensuelles est d’impliquer davantage ces enfants dans la pratique du sport, de les aider à découvrir leurs propres talents, et puis d’avoir ce complexe disponible pour encourager ces talents. Comme mentionné ci-dessus, il s’agit en fin de compte de remplir leur vie de joie.

Teri Lyshorn
Correspondant Local

Le Centre Chirurgical de la Sainte Famille accueille la 4e Brigade Médicale

Mardi 13 avril 2010

La 4e Brigade Médicale composée de personnel américain fournit des opérations chirurgicales nécessaires à nos enfants ainsi qu’à des membres des communautés avoisinantes.
13 avril 2010 – Honduras

3 mars 2010

120 numéros en attente sont mis entre des mains remplies d’espoir ; des mains qui massent les articulations douloureuses ou essuient des fronts trempés de sueur à cause des nombreuses heures passées à attendre dans la chaleur intense à l’extérieur de notre nouveau Centre Chirurgical de la Sainte Famille (CCSF). Des membres des communautés avoisinantes (et distantes) se rassemblent devant la double porte en pin et défilent dans la salle d’attente immaculée, certains ayant quitté leur foyer aussi tôt que 4 heures afin d’arriver pour l’ouverture de l’établissement à 7 heures 30. Pour eux, cela en vaut la peine pour avoir la chance de voir un docteur aussi qualifié que le Dr Peter Daly et de recevoir le traitement « Cadillac » (comme l’appellent les Daly) et le respect que s’efforcent de leur donner notre personnel et nos volontaires.

En tant que chef de la 4e Brigade Médicale qu’a accueillie Rancho Santa Fe, le Dr Daly et sa famille sont arrivés avec le sourire le 27 février avec deux semaines chargées devant eux. Andrea Mulhausen, la résidente volontaire responsable du CCSF décrit la première semaine comme étant passée à « porter assistance à la communauté médicale ici à Tegucigalpa pour développer une relation de collaboration et de soutien ». Ils se sont aussi rendus dans un hôpital à Comayagua dont la mission est similaire à la nôtre, « pour apprendre comment améliorer notre propre établissement et notre système ». Ils ont également passé la première semaine à préparer l’arrivée de la brigade.

Du lundi 1er mars jusqu’au mercredi suivant, des hommes et des femmes du coin, des enfants, et des personnes âgées ont rempli notre salle d’attente et débordaient à l’extérieur. À l’ombre, ils attendaient patiemment leur chance de rencontrer le Dr Daly et l’un des cinq interprètes à disposition. Le Dr Daly est resté incroyablement calme, alors qu’il passait d’une consultation à l’autre, prêtant attention à chaque individu avec un sourire ou un rire partagé, lui demandant comment il allait, d’où il venait, et lui donnant des conseils et des petites tapes de consolation pour ses articulations souffrantes. S’il y avait besoin de chirurgie, le patient rencontrait un travailleur social local pour discuter de combien il pouvait payer, et une fois la somme décidée, on attribuait à chaque patient un horaire d’opération chirurgicale.

La semaine suivante, le CCSF éclatait d’énergie alors que nous accueillions plus de 40 individus qualifiés et compatissants : docteurs, infirmières, infirmières anesthésistes, étudiants en médecine, élèves infirmières, interprètes, cuisiniers, et même quelqu’un pour s’occuper du linge. Avec une gratitude et une stupéfaction évidentes, Mulhausen les décrit comme étant « positifs » et « pleins de ressources », pour passer leurs jours de congés à venir effectuer ce merveilleux acte de service. Ils « travaillent d’arrache pied », explique-t-elle, certains effectuant des horaires de 5 heures 30 à 21 heures. Mais le travail ne passe pas inaperçu puisque les individus qui viennent recevoir une attention médicale montrent une gratitude débordante.

Ruben Flores, un membre d’une des communautés avoisinantes, a subi une opération chirurgicale avec la brigade précédente suite à un accident de voiture qui lui avait laissé un genou en mauvais état. Il est revenu pour un suivi et a partagé sa gratitude avec nous, « L’attention est différente ici. Ils traitent tellement bien les gens ». Dans un hôpital hondurien standard, cette procédure lui aurait coûté 20 000 lempiras (environ 1 050 $), bien différents de nos 30 lempiras (ou 1,57$) pour les frais de consultation. Flores était parti avant que ne réalisions qu’il avait trop payé, remerciant le Dr Daly et le couvrant d’éloges. Quand nous sommes allés le retrouver pour corriger notre erreur, il a refusé de prendre l’argent que nous lui rendions en disant que cela valait largement tout ce nous avions fait pour lui.

Une fois le temps de séjour de la 4e brigade écoulé, le Centre Chirurgical de la Sainte Famille a retrouvé le calme d’avant. Les patients qui ont reçu un traitement sont retournés chez eux, guéris ou en train de guérir, et les docteurs et les infirmières ont retrouvé leur emploi. L’espoir n’est cependant pas que le CCSF ne fonctionne que pendant les séjours des les brigades médicales, mais devienne un centre de traitement ambulatoire fonctionnel, géré par des Honduriens. Le CCSF cherche non seulement à servir le peuple hondurien mais aussi à renforcer son autonomie. C’est en remerciant vivement le Dr Daly et sa famille, les volontaires tels qu’Andrea Mulhausen, et les nombreux individus qui nous ont rejoint pour les brigades médicales, que le Centre Chirurgical de la Sainte Famille se propulse vers cette vision, et continue à servir la population hondurienne.

Pour plus d’information sur le Centre Chirurgical de la Sainte Famille, merci de consulter le site Internet :

holyfamilysurgerycenter.org/

Restez également informés grâce aux articles mettant l’accent sur le personnel et les opérations chirurgicales, qui seront publiées sous Honduras / Enfants et Volontaires / Témoignages / Honduras

Teri Lyshorn
Correspondant Local

L’Hippothérapie (thérapie à l’aide des chevaux)

Mardi 16 mars 2010

Nos enfants de Casa Angeles font de la thérapie en montant à cheval.
16 mars 2010 – Honduras

« Es-tu impatient de monter à cheval aujourd’hui, Marcos ? » Son sourire communicatif s’élargit quand nous passons le portail en métal des écuries, exempt de marquages sauf quatre fers à cheval soudés ensemble comme des pétales. Les écuries sont illuminées du soleil du matin, une brise légère amène un peu de fraîcheur, évocatrice des nuages matinaux, et une poussière sèche se soulève. Un petit haut-parleur diffuse de la musique joyeuse et deux chevaux préparés sont emmenés dans la carrière alors que l’on aide nos cinq « pequeños » de Casa de los Angeles (Maison des Anges : notre foyer à Tegucigalpa pour les enfants sévèrement handicapés) à sortir de la camionnette et se mettre à l’ombre.

L’« Asociación Arca de Esperanzas » (Association Arc de l’Espoir), l’organisation en charge d’offrir à nos enfants de l’Hippothérapie, ou thérapie à l’aide de chevaux, travaille avec ces écuries depuis six ans. L’association a débuté comme un groupe de soutien pour les parents qui désiraient trouver une thérapie pour leur enfant handicapé. Avec le besoin croissant de fonds pour financer une telle thérapie, « Arca » a été officiellement fondée en 2000. Sa mission est d’offrir aux enfants et aux adultes souffrant de lésions au cerveau (ou ceux qui sont à risque) des stratégies de prévention, une attention précoce, et une rééducation pour leurs handicaps. Grâce au soutien d’AMNET (L’Association Mexicaine de Thérapie Équestre), dans laquelle « Arca » s’est enrôlée pour former ses thérapeutes, l’Hippothérapie est devenue une méthode précieuse qui soutient cette mission.

Selon Karen Cheves, Coordinatrice de thérapie pour « Arca », l’Hippothérapie est efficace pour améliorer la conduite, le tonus musculaire, l’équilibre, la latéralité, et les capacités tactiles de l’enfant, et l’aide à mieux situer son corps par rapport à l’environnement. Elle améliore et soutient aussi les compétences sociales quand l’enfant interagit avec les chevaux et les thérapeutes.

Tous les mercredis et les vendredis, Ricardo Badayo aux manières douces, thérapeute certifié et directeur du programme d’Hippothérapie, travaille avec nos enfants afin de s’assurer qu’ils bénéficient de ces bienfaits. Pendant qu’un autre employé mène les chevaux dans la carrière, Ricardo les accompagne à dos de cheval, puisque la plupart des enfants ne sont pas capables de se tenir droit sans assistance. Avec une main qui leur tient le ventre, il amène le mouvement à leurs épaules, puis à leurs bras. Il encourage l’enfant à sentir le cheval sous lui avec des paumes ouvertes et à taper dans ses mains pour suivre son rythme. Ensemble ils s’exercent à enlacer le cheval avec leurs jambes ; ou s’il leur manque ce contrôle, leurs jambes sont pliées manuellement, octroyant un mouvement thérapeutique à des articulations sinon immobiles.

Andy Arcaya, un Chilien qui garde des chevaux aux écuries depuis des années dit qu’il les a réellement vus progresser. « Certains d’entre eux », explique-t-il, « qui étaient si peu coordonnés au départ, qui piquaient une crise, ou criaient, peuvent presque monter à cheval par eux-mêmes, et semblent bien plus heureux. De plus, cela leur fait du bien d’être à l’extérieur, et je pense qu’ils établissent des liens avec les chevaux. »

Comme le dit Andy, l’Hippothérapie améliore la qualité de vie de nos petits à Casa Angeles. Respirer de l’air pur, s’extirper de la routine quotidienne, interagir avec d’autres personnes, avec des animaux, entendre de la musique et se faire prendre en photo : toutes ces choses rendraient n’importe quel enfant joyeux. Même s’ils n’ont pas le bonheur de posséder un corps totalement mobile ou un cerveau qui fonctionne correctement, nos enfants de Casa Angeles ne sont pas différents des autres, ils veulent être aimés, ils veulent jouer, ils veulent rire.

Marcos descend de cheval (avec de l’aide) après ses vingt minutes allouées à dos de cheval. De retour dans sa chaise roulante, il est animé, il discute et rit entre les bouchées de sa « merienda » (en-cas). Nous voyons dans le sourire de Marcos la compassion qui a amené AMNET au Honduras, l’amour qui a suscité la fondation de l’« Asociación Arca de Esperanzas », et la foi qui a fondé Nos Petits Frères et Sœurs. L’éclair de joie dans ses yeux prouve que Quelqu’un, Quelque part, fait Quelque chose de bien.

Teri Lyshorn
Correspondant Local

Une famille pour toujours

Mercredi 10 février 2010

NPFS Honduras fait l’effort d’aider nos Frères et Sœurs en Haïti
10 février 2010 – Honduras

La famille. C’est un mot simple. C’est un mot que l’on peut murmurer dans l’oreille d’une personne attentionnée ; cependant, de même que les mots « Je t’aime », combien de fois est-ce que vous pensez ce que vous dites ?

La famille est ce qui nous unit. Cette idée, la passion, forme le lien que nous partageons tous. Ici chez Nos Petits Frères et Sœurs (NPFS), le Père Wasson prêchait que nous étions tous membres d’une grande famille. Et pour les enfants qui ont grandi ici au Honduras, c’est une chose à laquelle nous ne renonçons pas.

Alors, quand le séisme a frappé Haïti le 12 janvier 2010 et a en grande partie détruit l’infrastructure de ce pays pauvre, y compris les maisons de nos frères et sœurs, le groupe de leadership s’est réuni pour voir ce que nous pouvions faire. Deux semaines plus tard, ils sillonnaient les rues de Tegucigalpa avec des boîtes pour recueillir les dons. Ceci a contribué non seulement à montrer aux Honduriens la désolation qui sévit en Haïti, mais aussi à réunir de nombreux jeunes ayant quitté l’orphelinat tout en gardant des liens avec NPFS avec le groupe de leadership actuel de « pequeños ». Ensemble, en famille, ils ont récolté 25 000 Lempiras (1 321 USD) en deux jours.

NPFS Honduras travaille en étroite collaboration avec la banque HSBC du Honduras pour ramener des dons de ses employés et d’autres banques dans tout le pays. Alors que j’écris, ses employés et des boîtes pour recueillir des dons placées dans toutes les agences de la banque récoltent encore des fonds, et les comptes doivent encore être faits.

En ce qui concerne les plus jeunes enfants, les garçons du Hogar Arca de Noe (foyer de l’Arche de Noé) ont promis de donner un pourcentage des ventes de leurs légumes qui poussent dans notre ferme. Les maisons des filles et des garçons ont promis de donner leur argent de poche du mois de février ; et chaque matin, chaque jour, et chaque soir nous prions pour nos frères et sœurs en Haïti.

Tout récemment, Anna Blouw, une infirmière faisant partie de notre personnel de volontaires a été envoyée à l’Hôpital Saint Damien pour apporter son aide.

Nos espoirs et nos prières, nos dons et nos efforts vont à nos frères et sœurs en Haïti. Nous espérons que tout le monde pourra s’unir pour construire et créer une vie nouvelle et merveilleuse… une vie qui commence avec une idée, murmurée dans l’oreille lors d’une accolade, une idée qui commence et ne finit jamais avec la vérité d’une famille.

Benjamin Katz
Correspondant Local

Planter la graine

Mardi 9 février 2010

L’« hortaliza » apprend à nos enfants l’importance et les bienfaits du dur labeur, tout en leur offrant une expérience de la vraie vie.
9 février 2010 – Honduras

Il n’est pas rare de voir des « pequeños » (les jeunes qui vivent ici au Ranch) marcher autour de légumes (des carottes par exemple), un sourire entre deux bouchées, les yeux pétillants de satisfaction. Une carotte peut certes avoir du goût, mais est-ce que ce sourire représente uniquement un signe de papilles gustatives réjouies ? De même, une carotte se mange bien sûr, mais la satisfaction visible dans ces yeux peut-elle être attribuée seulement à un estomac contenté ? Ou pourrait-ce être le sentiment de fierté et de contentement en goûtant le fruit de son travail, un travail d’équipe, après avoir sué pendant ces journées passées dans la poussière sous le soleil ?

Ici à Rancho Santa Fe, l’« hortaliza » (ferme de légumes) joue un rôle capital dans la fourniture des produits frais pour notre cuisine. En janvier seulement, l’« hortaliza »a produit pour le ranch 248 kg de carottes, 49 kg d’oignons, 148 bouquets de coriandre, 60 kg de tomates, et 106 kg de poivrons, sans compter les laitues, le maïs, les choux, et les plantains. La liste continue. Le véritable impact de l’« hortaliza », cependant, va beaucoup plus loin que de fournir de la nourriture pour plus de 400 enfants vivant ici au Ranch. Pour ceux qui participent, l’« hortaliza » propose encore une autre façon d’enseigner aux « pequeños » la responsabilité, le respect, et le dur labeur dont ils auront besoin dans le ‘monde réel’ en dehors de Nos Petits Frères et Sœurs (NPFS).

Il y a quatre ans, nous avons initié un projet avec l’intention d’incorporer nos enfants et de leur apprendre le travail qui se fait dans l’« hortaliza », à travers une interaction sensorielle totale. Maintenant, il est très courant de voir des files de « pequeñas » à queues-de-cheval marchant vers les champs pour désherber leur précieuse parcelle de terre, ou de voir un jeune homme reprendre son souffle à l’ombre d’un arbre esseulé, l’un des quelques arbres éparpillés le long des rangées de cultures. Il y a aussi le terrain de football tout simple pour quand il y a du temps libre ou quand Oscra Cruz, le responsable de l’« hortaliza », très aimable et aux yeux souriants, décide que le travail est terminé.

« Les enfants apprécient vraiment beaucoup ». Melba Zambrano, une « Tía » (ou nounou) de la maison des filles, Hermanas de Jesus (Sœurs de Jésus), parlait lentement, attablée à une table en bois (quasi certainement fabriquée par un « pequeño » ), et regardait le jardin à travers la fenêtre en observant ses filles balayer la cour. « Ils arrivent, pleins de vivacité et de motivation. » Elle continua à décrire leur travail dans l’« hortaliza » : Chaque fille a sa propre parcelle de terre dont elle est responsable. Elle décide quoi planter, en fonction de la disponibilité, de la saison, et des besoins. Pendant la phase initiale, les filles travaillent chaque jour, débroussaillant et préparant la terre. Elles commencent avec des machettes, coupant les broussailles, puis ratissant les débris, et remuant la terre, et la fertilisant. Puis vient la mise en place du système d’irrigation, et après avoir couvert de plastique chaque lit de terre surélevé afin d’éviter les mauvaises herbes, les graines sont plantées dans des perforations bien mesurées. Quand les plantes se développent, les filles viennent environ deux fois par semaine pour entretenir leur parcelle.

De plus, chaque année amène un nouveau groupe d’ « Año Familiar » (jeunes qui travaillent pour leur année de service). Appuyé sur un outil de jardinage, plissant les yeux en regardant le soleil, Luis dit que le travail est « tranquilo » (tranquille) et agréable, et qu’il est reconnaissant de travailler dehors. «  On en apprend beaucoup sur les plantes, et l’on observe le cycle entier, de la graine au produit. »

L’objectif du programme éducatif de l’« hortaliza » est de responsabiliser ceux qui sont impliqués, de montrer aux enfants ce que l’on peut récolter en travaillant dur. Montrant l’exemple, Oscar dégage une attitude de respect et de gratitude. Il a parlé du travail des enfants dans l’« hortaliza », disant « Es aún otra manera de formarles » (C’est encore une autre manière de les former). À NPFS Honduras, les enfants apprennent à travailler les uns avec les autres, et à travailler respectueusement sous surveillance. Leur travail dans l’« hortaliza » est une autre façon pour nous de continuer à aider nos enfants à devenir des membres de la société non seulement fonctionnels mais également exceptionnels.

Teri Lyshorn
Correspondant Local

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