Felipe

Felipe a de nouveaux espoirs pour l’avenir.
20 avril 2010 – Mexique

Changer d’école est difficile pour tous les enfants. Mais imaginez en plus que l’enfant change de lycée, change de camarades et ne comprenne pas bien la langue qu’ils parlent. C’était le cas de Felipe, lorsque son frère Mario et lui sont arrivés chez Nos Petits Frères et Soeurs (NPFS) Mexique en juillet dernier.

Jusqu’en 5ème, Felipe et Mario ont grandi à Fort Meyers, en Floride. Lorsque leur père n’a pu prolonger son séjour aux Etats-Unis, la famille a déménagé à Cancún. Malheureusement, les retrouvailles ont eu une fin tragique, lorsque la mère des enfants est décédée. Pour joindre les deux bouts, le père des garçons travaillait beaucoup et ne pouvait pas rester à leurs côtés. « Durant nos deux premières années au Mexique, nous n’allions pas à l’école », explique Felipe, « Mon frère et moi regardions la télé et allions à la plage. »

Mais la situation des garçons n’est pas passée inaperçue. Leur grand-mère, qui avait entendu parler de NPFS, a parlé au père et à ses petits-enfants de NPFS et de son programme d’enseignement. « Mon père a pensé que c’était un bon endroit pour nous et nous voulions venir pour recevoir une bonne éducation, prendre un bon départ et connaître de nouvelles personnes », commente Felipe.

Au mois de juillet, les garçons sont arrivés à la « Casa San Salvador » (maison San Salvador) de Miacatlán. Felipe raconte qu’il était très timide au début et ne voulait parler à personne. « Je comprenais l’espagnol mais je ne le parlais pas bien », dit-il. Mais peu à peu, Felipe s’est fait de nouveaux amis, notamment avec ses parrains, deux de nos volontaires. « Ils sont devenus très proches et m’ont aidé à m’adapter les premiers mois de mon arrivée. »

L’automne dernier, Felipe a réalisé son voeux de retourner à l’école. Il aodre aller en cours et ses bonnes notes le prouvent. « Je veux aller à l’université et devenir ingénieur, ce qui est maintenant réalisable depuis que je suis ici », dit-il.

Lorsque je lui demande comment il se sent après une année chez NPFS, Felipe répond qu’il aime être ici : « J’ai un toit, je ne me préoccupe pas de ma nourriture et je reçois une bonne éducation. C’est bien aussi de savoir qu’il y a des personnes, comme les grands-parents et donateurs, qui se préoccupent de vous et vous écrivent. »

Jane Di Leo
Correspondante locale