Beatriz Lopez

Directrice de Maison, Responsable des Achats et Coordinatrice des Parrainages
25 octobre 2007 – Pérou

Beatriz (Betty) a plus d’un tour dans son sac : non seulement c’est la directrice de nos maisons de filles et de garçons, elle s’occupe aussi de tous les achats, elle gère le programme de parrainage. Elle a grandi dans la maison de NPH au Mexique et a étudié à l’université à Miami, où elle a rencontré son futur mari, qui est le directeur national pour le Pérou, Alfredo Hernandez. En d’autres mots, Betty connaît NPH comme sa poche. Nous lui avons posé quelques questions.

Pourquoi es-tu venue au Pérou ?
“Quand Alfredo et moi sommes sortis diplômés de l’université, le Père Wasson a demandé à mon mari de venir travailler pour NPH. Après plusieurs visites d’Alfredo et du Père Wasson au Pérou, nous sommes arrivés ici en 2003. Nous avons mis en place NPH – Pérou et cela a été une superbe expérience. Au début, nous vivions tous dans une seule maison avec les filles, qui nous servait aussi de bureau, mais quand les garçons sont arrivés, nous avons loué une deuxième maison.”

Quels résultats t’ont rendu fière ?
“Je suis fière de voir ô combien nos enfants ont grandi et ô combien ils ont appris pas seulement de l’école mais aussi de leur façon de vivre et de la manière dont ils font les choses. C’est le mieux que vous puissiez faire, qu’ils étudient et qu’ils prennent un intérêt à cela. Le nombre des enfants que nous avons n’est peut-être pas très élevé, mais la confiance qu’ils ont en eux-même est merveilleuse et ils ont l’air très heureux.”

En mai dernier NPH-Pérou a déménagé de Cajamarca pour Cañete, à une distance de plus de 1000 kilomètres. Vous ne pouviez pas emmener tous les enfants avec vous. Comment te sens-tu à ce sujet ?
“La raison pour laquelle certains des enfants ne pouvaient pas venir avec nous, est due au fait que le jusge en charge a refusé leur transfert et quelques familles ne voulaient pas que les enfants habitent aussi loin. Nous avons rendu visite aux enfants qui nous ont quitté et ils ne sont pas bien pris en charge maintenant, émotionnellement ou physiquement. Les bébés qui ont quitté notre maison ont été maltraités, ils ont l’air sale et malade. Cela me rend très triste. Dieu merci, la majorité des enfants nous ont suivis. De même que les aidants ; ils sont tellement engagés qu’eux-aussi ont déménagé. C’est la meilleure chose qui soit arrivée durant ce profond changement ; voir l’engagement de nos tíos envers les enfants, et l’amour qui nous unit tous.”

Qu’est-ce que tu fais à NPH-Pérou et quels sont les défis auxquels tu fais face ?
“Je fais un nombre varié de choses : Je gère le programme de parrainage, je coordonne les achats de la semaine et du mois, et je suis responsable des maisons des filles et des garçons. Ce sont de grandes responsabilités et je m’efforce de donner le meilleur de moi-même dans toutes les trois.

Un des grands défis auquel je dois faire face est d’essayer de m’assurer que notre personnel suive la philosophie de NPH et de traiter les enfants d’une certaine manière. Qu’ils aient la patience de faire leur travail et de ne pas abandonner. Un autre défi a été de construire la confiance des enfants en leur nouvelle famille, qu’ils se sentent heureux avec des gens qui leur sont de complets étrangers. Certaines fois, cela est difficile. Et bien sûr, le défi de suffire à nos besoins quotidiens. Là où nous sommes, vous ne trouvez pas toujours tout ce que vous aimeriez, alors vous devez chercher dans d’autres endroits pour satisfaire les besoins. Mais à la fin, nous réussissons toujours à obternir ce dont nous avons besoin.

Combien d’années penses-tu rester au Pérou ?
“ Je pense que je serai à NPH pour un certain nombre d’années à venir – aussi longtemps que je pourrai supporter le travail. Vous savez, je me suis de plus en plus éprise des enfants et de notre famille étendue. De plus, avec les constructions à venir, ce sera un grand plaisir d’avoir notre propre endroit après avoir été obligés de vivre dans des maisons louées. La chose la plus importante est que les enfants se sentent bien et qu’ils aient suffisamment d’espace pour jouer, étudier et vivre.”

Frenck van Orsouw
Correspondant de Maison