À l’occasion de la Journée Mondiale de la Santé du 7 avril, l’association Nos Petits Frères et Sœurs alerte la population, pour garantir l’accès aux soins quotidiens des enfants en danger
Nos Petits Frères et Sœurs lance une alerte : n’attendons pas les catastrophes sanitaires pour intervenir ! C’est au quotidien que les vies des enfants doivent être sauvées.
9 avril 2009 – Communiqué de presse – France
Chaque année depuis 1950, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) dédie le 7 avril à la Journée mondiale de la santé. Cette année, la Journée sera consacrée « à la sécurité des établissements de santé et à la préparation des soignants amenés à traiter les populations en situation d’urgence ». L’association Nos Petits Frères et Sœurs est au cœur des problèmes de santé des neuf pays où elle est implantée : Mexique, Honduras, Nicaragua, Guatemala, Salvador, Pérou, Bolivie, République dominicaine et Haïti. Les enfants abandonnés qu’elle recueille et les adultes vivent dans des conditions et subissent des catastrophes propices à la propagation des maladies.
Toute l’Amérique centrale et les Caraïbes ont connu de très nombreuses catastrophes ces dernières années ; séismes, ouragans, éruptions volcaniques… Chaque fois qu’elles surviennent, Nos Petits Frères et Sœurs met tout en œuvre non seulement pour protéger les enfants des orphelinats, mais également pour organiser les secours dans les zones avoisinantes, recueillir et soigner les victimes. En 2008, alors que quatre cyclones ont dévasté Haïti, le père Richard Frechette a immédiatement organisé la distribution de sachets d’eau potable, et l’approvisionnement en vivres et médicaments des populations sinistrées, avec le soutien des équipes des Casques Bleus.
Mais l’association Nos Petits Frères et Sœurs s’attache à inscrire son action dans la durée, car c’est au quotidien que des vies doivent être sauvées. Par manque d’infrastructures et de fonds, ce sont 200 millions de Latino-Américains qui ne peuvent accéder aux services de santé de base. Alors que la tuberculose a reculé, la malnutrition, la prolifération des maladies infectieuses et parasitaires est particulièrement préoccupante. On estime par exemple que la maladie de Chagas, qui affecte le système nerveux, digestif et cardiaque et l’ascaridiose (infection par vers intestinaux) touchent 235 millions de personnes en Amérique Latine et dans les Caraïbes*. Par ailleurs, 1,6 à 1,8 millions de personnes vivent avec le VIH en Amérique latine. Parmi la population la plus vulnérable, les plus nombreux sont les enfants !
C’est pourquoi, Nos Petits Frères et Sœurs a construit et gère des centres médicaux, en plus de ses dispensaires internes : un centre chirurgical et une clinique au Honduras, une clinique au Guatemala et au Salvador, et surtout le très grand hôpital pédiatrique en Haïti. Inauguré fin 2006, l’hôpital Saint Damien de Châteaublond est situé tout près de Cité Soleil, un des plus vastes bidonvilles de Port-au-Prince. Il s’agit du plus important hôpital pédiatrique des Caraïbes, pour les familles démunies. Pour permettre l’accès aux soins du plus grand nombre, les consultations ne coûtent que quelques centimes d’euros. L’hôpital fonctionne avec 260 personnes, parmi lesquels 24 médecins et 112 infirmiers. En 2008, avec ses 120 lits, il a permis d’accueillir environ 30 000 patients, en consultations, admissions et urgences. La majorité des enfants souffrent de maladies liées à de très mauvaises conditions d’hygiène et à la malnutrition : marasme, kwashiorkor, pneumonie… La septicémie demeure la pathologie la plus foudroyante pour les patients de l’hôpital. Traitée rapidement par antibiotiques, elle peut être enrayée, mais les défenses immunitaires des enfants sont généralement trop affaiblies, en raison des conditions de vie, pour qu’ils puissent prendre effet. Un département SIDA offre un suivi médical et psychologique et une aide économique aux familles de 300 enfants infectés par le VIH, parmi lesquels plus de 140 reçoivent un traitement anti-rétroviral.
Pour lutter contre ces fléaux, Nos Petits Frères et Soeurs tente d’agir en amont sur la population locale avec des campagnes de prévention, de vaccination, un programme d’aide alimentaire et une distribution hebdomadaire d’eau potable.
Nos Petits Frères et Sœurs s’inscrit bien dans les objectifs de l’OMS d’assurer non seulement la réactivité en cas de catastrophe, mais aussi, et surtout, de donner les soins de proximité de base pour sauver des vies jour après jour. En l’absence de politiques de santé suffisantes, c’est grâce aux équipes de toutes les ONG qui œuvrent au secours des plus défavorisés que la mortalité infantile a vu son taux baisser de près de 25 % en dix ans. Mais tant reste à faire ! L’association Nos Petits Frères et Sœurs lance une alerte : dans un contexte économique difficile, le soutien aux associations reste indispensable.
* Source : PloS Neglected Tropical Diseases 2008.
Contact presse : Florence Raud
Tél : 01 60 34 33 33 / e-mail : florence.raud@nphfrance.org

Retrouvez-nous sur :