Des mesures concrètes pour les Haïtiens

Repas distribués dans les camps en Haïti

Distribution de repas dans les camps

L’association Nos Petits Frères et Sœurs (NPFS), à Tabarre, œuvre en Haïti depuis 23 ans. Dès après le séisme du 12 janvier dernier, elle a mis en place des mesures d’urgence pour secourir la population. Alors que les Haïtiens tardent à voir les résultats de l’aide internationale, NPFS développe aujourd’hui de nombreux projets…

Dans le cadre du programme baptisé « Anges de lumière », mis en place au lendemain du séisme, jusqu’à 2500 repas chauds sont préparés chaque jour. Ils sont servis à des enfants qui vivent répartis dans douze camps où se sont massivement regroupés les sinistrés. Dans la journée, ces enfants participent à des activités pédagogiques et récréatives.

Grâce à ce programme, du travail a été fourni à plus de 100 adultes. Beaucoup avaient grandi à l’orphelinat de NPFS et se sont trouvés démunis de tout, dans l’incapacité de poursuivre leur activité. Ils sont aujourd’hui superviseurs, animateurs, éducateurs, personnel administratif… Ils reçoivent des formations et des bancs sont fabriqués pour les sites bénéficiaires du programme, où la population vit à même le sol.

L’hôpital St Damien de NPFS est le plus grand hôpital pédiatrique privé des Caraïbes pour les plus démunis. Celui-ci a été le centre de réception des nombreux containers qui ont acheminé des vivres et du matériel de secours après la catastrophe. Ces containers ont été transformés en logements, permettant de créer un orphelinat.

Des fillettes dans leur chambre-container

La capacité d’accueil est de 350 enfants. 77 y vivent à ce jour, âgés de 6 à 13 ans, dont les parents ont péri. 150 autres sont sur liste d’attente, jusqu’à ce que les enquêtes sur leurs situations familiales aient abouti. Il est nécessaire de s’assurer que ces enfants n’aient plus d’entourage capable de subvenir à leurs besoins.

Par ailleurs, une maison a été louée qui accueille 40 petits de 0 à 6 ans, en attendant qu’une autre puisse être construite. La vente en France de la chanson « Un nouveau jour, enregistrée par le Collectif des Artistes africains et sa diaspora, contribuera au financement.

Un projet d’installation de bassins d’eau potable à Cité Soleil et Tit Anyen est en cours de lancement, en plus de la distribution par camion citerne. Le premier bassin devrait voir le jour en novembre, alors que plusieurs associations, délivrant aussi de l’eau se retirent petit à petit.

 À l’automne, NPFS souhaite ouvrir une école primaire pour 700 enfants, qui créera 60 emplois. Les démarches administratives sont également en cours pour acquérir un terrain sur lequel seront installés des équipements temporaires, tels que des tentes.

Cette école viendra compléter les 23 autres écoles existantes. Ainsi, ce sont près de 7500 enfants des bidonvilles et des camps qui ont accès gratuitement à l’éducation.

L’OMS en Haïti reconnaît une forte augmentation du nombre de grossesses depuis le séisme, liées en partie à la promiscuité dans les camps. Grâce à la maternité ouverte par NPFS, les femmes pourront accoucher dans de bonnes conditions sanitaires. Déjà près de 300 bébés y sont nés. Il reste pourtant fort à faire pour que les mamans puissent voir leur enfant grandir… Haïti connaissait avant le séisme une mortalité infantile de 62 pour 1000. Gageons que la situation du pays risque fortement d’aggraver ce taux…

Contact : Florence Raud
Tél : 01 60 34 33 33
florence.raud@nospetitsfreresetsoeurs.org