Meike Michel
(Allemagne) – Ergothérapeute
8 avril 2010 – Guatemala
Je m’appelle Meike Michel et j’ai travaillé chez Nos Petits Frères et Soeurs (NPFS) Guatemala de janvier 2009 à janvier 2010.
Dès la fin de ma formation en août 2008, je savais déjà que j’allais avoir la chance de travailler pour NPFS, j’ai donc commencé des cours particuliers d’espagnol. Finalement, cela m’a été très utile lorsque j’ai continué les cours d’espagnol au Guatemala, trois semaines avant d’entrer à l’orphelinat.
J’ai commencé à travailler chez NPFS avec 24 enfants, âgés 2 à 18 ans et souffrant de handicaps tels que l’autisme, le syndrome d’alcoolisme foetal, l’infirmité motrice cérébrale, le syndrome de Rett, l’hyperactivité et les maladies mentales.
Je dois avouer que les débuts ont été difficiles. Tout d’abord, je ne pouvais pas demander de second avis à un autre thérapeute. Cette responsabilité était un défi ; je doutais de mes compétences thérapeutiques et je me demandais si ce que je faisais était correct et suffisant. Ensuite, mon espagnol était toujours problématique et la communication avec les enfants n’était pas aussi facile que cela.
Mais avec le temps, quand j’ai senti que les enfants avaient confiance en moi et au vu de certains de mes résultats, j’ai douté de moins en moins de moi et j’ai commencé à me concentrer sur mes objectifs et mes programmes thérapeutiques. Bien entendu, mon niveau d’espagnol s’est amélioré, ce qui a facilité ma communication avec les enfants, et favorisé notre rapprochement.
Je travaillais seule dans une pièce très bien équipée, où j’ai pu mettre en pratique mes connaissances et prendre mes propres décisions. J’ai également eu l’opportunité de travailler avec des thérapeutes du monde entier qui rendaient visite à l’orphelinat ou qui venaient y travailler quelques jours. J’ai rencontré des physiothérapeutes américains et japonais, des ergothérapeutes américains et guatémaltèques bien entendu. Le travail au sein de nos équipes internationales de thérapeutes et d’enseignants de NPFS a également favorisé les discussions et les échanges d’expérience.
Bien sûr, il y a eu des bons et des mauvais moments et certains jours, j’avais du mal à me lever et me motiver à travailler. Certains jours paraissaient interminables et il me restait peu de temps pour moi.
Mais cette année a été très intense, aussi bien du point de vue personnel que professionnel, j’ai vécu des expériences que je n’aurais jamais vécues en Allemagne. Partager mon temps avec les enfants handicapés de NPFS, non seulement en thérapie mais aussi en leur accordant l’attention particulière dont ils ont tant besoin et en écoutant leurs histoires, est la meilleure expérience qui soit !


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