Cassandra, coordinatrice en République Dominicaine

Cassandra nous raconte son aventure de coordinatrice des volontaires et des visiteurs en République Dominicaine…

Chargée de partager mon expérience auprès de  »Nos Petits Frères et Soeurs (NPFS) République Dominicaine », une multitude de souvenirs me viennent à l’esprit : le sourire de Sandy et ses câlins, les élégantes « quinceañeras » virevoltant sous les lumières douces des guirlandes électriques, le Yanikake que j’ai partagé avec 20 enfants, assis avec contentement dans le sable après une journée de jeux, de baignage et de bataille de sable sur la rive des Caraïbes, un enfant en pleurs aux funérailles de sa soeur, les discussions sur la fidélité avec les adolescents, le thé que me prépare ma tía (aide-soignante) quand je suis malade, mon émotion lorsque Jhon Luis s’est mis à pleurer quand j’ai quitté la pièce (avant de réaliser qu’il pleure dès que quelqu’un quitte la pièce), les malentendus, le manque de communication, les week-ends à explorer cette île si vivante : la bachata et les plages, les motos et mangú, la cour qui m’a été faite par des hommes pleins d’espoir, la sueur, la poussière, le soleil, les jalousies, le pipi, le fait d’être constamment debraillé, constamment sale, constamment brûlé par le soleil, les repas silencieux avec les plus petits (des yeux brillants tournés vers moi) ou les repas chahutés avec les adolescents (échanges tonitruants à travers la salle), la frustration au point de crier (et plus d’une fois).

Cassandra, coordinatrice des volontaires et des visiteurs en République DominicaineMais finalement, je finis toujours par me souvenir de ce sentiment profond de bien-être qui emplit mon coeur tous les soirs lorsque je rentre chez moi, dans l’obscurité, les yeux levés vers le ciel infini et étoilé, et que je sais, qu’en dépit de la sueur et des difficultés, cela en vaut la peine et que je suis à ma place.

Après 9 mois passés ici, je peux dire que cette année aura été la plus difficile et la plus mémorable de ma vie. Je suis tombée amoureuse de NPFS, lors d’un séjour de 6 mois au foyer du Salvador et je pensais savoir à quoi m’attendre quand j’ai signé pour une année en République Dominicaine. Cela n’a été le cas que pour moitié. L’essence de NPFS est au coeur de chaque foyer, mais j’ai sous-estimé l’influence de l’identité culturelle et du mode de gestion.

Mes conseils pour devenir volontaire chez NPFS République Dominicaine ? Je vous présente mon modeste témoignage, mais chaque volontaire et chaque expérience est unique.

Voici ce que j’ai appris :Venez ici en acceptant les enfants tels qu’ils sont et en les aidant à être eux-mêmes et non comme vous souhaiteriez qu’ils soient.

Essayez d’abord de comprendre plutôt que de vous faire comprendre. Gardez à l’esprit que nous, les volontaires, sommes des étrangers et nous finirons par partir. Essayez de comprendre et d’adhérer à la culture dominicaine et aux modes de vie que les enfants continueront d’adopter bien après votre départ, même si vous les désapprouvez personnellement.

Acceptez le fait que vous ne serez JAMAIS complètement préparé. Jetez-vous à l’eau et faites-vous la promesse de tout donner.

Essayez de ne pas prendre tout trop au sérieux. Au final, votre meilleure réussite sera simplement d’aimer les enfants, de les écouter et de les aider à grandir. Vos autres missions sont importantes, mais votre légitimité réside dans les relations que vous créez avec les enfants. Amusez-vous et restez positifs !